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Les confréries


Le beaujolais nouveau


Les fêtes des conscrits


La fête des lumières à Lyon


Guignol


Cinéma :
on tourne !


Les murs peints

Editorial











Le beaujolais nouveau

On peut le déplorer, mais c’est un fait : Halloween, la fête de la courge, s’impose aux quatre coins de la planète. Plus conviviale et nettement plus authentique, la fête du beaujolais en fait autant.Tous les troisièmes jeudis de novembre, le monde entier salue l’arrivée du beaujolais nouveau. Toutefois un petit retour au sources s’impose dans sa région d’origine.

Décrié, montré du doigt, il y a encore une dizaine d’année, le beaujolais nouveau n’a plus à rougir de ses errements de jeunesse. On le disait trop jeune, trop acide, mais les viticulteurs ont fait d’énormes progrès pour hisser ce vin à un niveau respectable.

Dès le mercredi après-midi, les festivités commencent ; l’approche de la percée des fûts insuffle un esprit festif sur toute la région. Les gens du crus s’enorgueillissent de faire découvrir leur magnifique région à un nombre croissant de néophytes. Puis, les orchestres se mettent en branle, les villages s’illuminent, les cortèges folkloriques se préparent, la foule se presse. À minuit précise, les fûts regorgeant de ce vin jeune, agréable et gouleyant sont percés devant des milliers de personnes. La liesse populaire envahit tout le beaujolais, descend jusqu’à Lyon, la nuit commence. Tonneliers, vignerons, artisans rivalisent d’imagination pour que la nuit soit chaque année encore plus réussie. Égayant les cœurs et déliant les langues, le beaujolais fait le reste...
Avouez que le Beaujolais c’est plus sympa que le potiron !

Les deux plus importantes fêtes se tiennent à Beaujeu et à Villefranche-sur-Saône, mais la fête du Beaujolais nouveau gagne l’ensemble de la région viticole.

Les fêtes des conscrits :
une ambiance de (ville) franche camaraderie.

D’origine patriotique, la fête des conscrits perdure encore aujourd’hui dans tout le Beaujolais, au nord du département du Rhône. Depuis le milieu du XIXe siècle, les conscrits des villes et des villages du Beaujolais défilent bruyamment dans la rue principale de leur bourg.

Ces fêtes mobilisent toute l’énergie des hommes de la ville, et ce, durant toute l’année qui précède la procession. En effet, les jeunes de 18 et 19 ans préparent leur vingtième anniversaire, tout comme chaque classe s’évertue à mettre sur pied son prochain défilé. Ils construisent des chars, parcourent le village pour récolter les fonds nécessaires en contrepartie de quoi, ils offrent pâtisseries et aubades.

En tête, la classe des appelés (20 ans). Suivent les trentenaires, les quadragénaires... Chaque classe défend ses couleurs : le jaune pour les 20 ans, le vert pour les 30 ans, l’orange pour les 40 ans, le bleu pour les 50 ans. D’apparence austère (les hommes habillés en smoking noir, coiffés d’un haut de forme noir, le “gibus” et paré d’une cocarde républicaine), cette fête s’abandonne dans le beaujolais et la bonne chère... En effet, le banquet républicain est le second temps fort de ces fêtes des conscrits. On y mange, bien sûr, mais l’on y chante aussi, et l’on y raconte des histoires. Un bal populaire prend le relais, et ce n’est qu’à l’aube que le village va sagement se coucher. Vivement l’année prochaine.

La fête des lumières ( Lyon ).

Fourvière est associée à son interminable tunnel et aux bouchons qui retardent les touristes. Mais elle est aussi la “Colline qui prie”, dédiée à la Vierge, et ce, depuis le Moyen Âge. Afin de remercier la Sainte Patronne de la ville d’avoir épargné Lyon de la peste de 1643, les échevins lyonnais décidèrent d’offrir une chapelle à la Vierge. Remaniée à plusieurs reprises, elle fut dotée en 1850 d’un clocher surmonté d’une statue en bronze doré. L’inauguration prévue le 8 septembre fut reportée au 8 décembre 1852, en raison d’une crue de la Saône.
Mais le sort s’acharne. Alors que les notables lyonnais se préparent à illuminer les façades de leur demeure, le temps s’assombrit. Un orage éclate, la cérémonie est menacée... Par bonheur, le temps finit par s’éclaircir. Dans un élan de ferveur, tous les lyonnais illuminent spontanément leurs fenêtres, puis descendent dans la rue. La fête commence alors.
Aujourd’hui, cette manifestation populaire subsiste, débarrassée de ses oripeaux religieux. Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, quelques 500 000 Lyonnais se donnent rendez-vous dans le vieux Lyon ou sur la Presqu'île. La fête continue.


Guignol !


S’il est un Lyonnais célèbre, c’est bien Guignol. Depuis son apparition au début du XIXe siècle, il n’a pas pris une ride : un bonnet de canut noir sur sa tête de bois parée de grands yeux, une natte, une jaquette marron à boutons dorés et un nœud papillon fripé.

Arracheur de dents, Laurent Mourget mit au point un théâtre de marionnettes, afin de distraire ses patients pendant qu’il les soignait, mais aussi pour attirer la clientèle. En 1797, les premiers personnages n’étaient autres que Colombine, Polichinelle et Pierrot. Dépassé par son talent de marionnettiste, Mourguet abandonna définitivement son fauteuil et sa tenaille pour ne se consacrer qu’à son théâtre. Le père Thomas, un de ses amis savetier, donnait la réplique à ses marionnettes. Malgré sa verve et son talent d’amuseur, le père Thomas préférait les bouteilles de beaujolais aux horaires contraignants des représentations de Mourguet. Ce dernier créa alors Gnafron, un personnage inspiré de son ancien comparse : la première marionnette lyonnaise était née ; nous étions alors dans les premières années du XIXe siècle. Ce n’est qu’en 1808 que le Geppeto lyonnais créa un second personnage à son image : Guignol. Puis vint le tour de la Madelon, la fenotte (femme) de Guignol, Toinon, Cazenou...

Au delà du personnage, il s’agit bien d’une tradition : celle de l’insolence et de la satire. Le franc parler de la marionnette est unique ! Défiant les autorités, raillant la maréchaussée, montrant du doigt les bourgeois, Guignol ravit le petit peuple de Lyon qui se presse pour assister aux représentations. Débordant d’imagination, Mourguet se sert de l’actualité comme d’une source d’inspiration et ses spectacles, sans cesse renouvelés, attirent un public de plus en plus large. Indubitablement, Guignol fait, aujourd’hui, partie du patrimoine lyonnais.

La plus ancienne des marionnettes de Guignol est à voir au Musée Gadagne, le musée historique de la ville de Lyon qui retrace les deux mille ans d’histoire de la cité.

À voir également :
Le petit musée fantastique de Guignol.
Ts les jrs ( sauf lundi matin ) de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 19 h. Dimanche : de 11 h à 13 h et de 15 h à 18 h. Tarifs de groupe sur RDV.
6, rue St-Jean dans le Vieux Lyon.
Tel / fax : 04 78 37 01 67.
M° Vieux Lyon

Cinéma, on tourne !

Leur nom était prédestiné : c’est à Auguste et Louis Lumière que l’on doit l’invention du cinéma. Très tôt, Antoine, leur père, les plonge dans l’univers de la photographie. Perfectionnant les recherches antérieures, et notamment les travaux de Thomas Edison, les deux frères mettent finalement au point le cinématographe. C’est le 19 mars 1895 qu’est tourné, dans le quartier Monplaisir, le premier film de l’histoire du cinéma : la Sortie des Usines Lumière. La porte d’un hangar s’ouvre et le flot des ouvriers se déverse dans la rue. L’année suivante, la planète entière s’empare de leur invention.

Alors que le cinéma n’était qu’un lointain souvenir pour Lyon, 1982 sonne comme la redécouverte des racines du 7ème art. La maison d’Antoine Lumière devient l’Institut Lumière. Relifté en 1995 à l’occasion du centenaire du cinéma, l’Institut dispose d’une magnifique salle de projection et d’un musée, dans le hangar même d’où sortirent un siècle plus tôt les premiers hommes immortalisés par la pellicule.

Désirant renouer avec la tradition du cinéma, la Région Rhône-Alpes s’est dotée en 1990 d’une structure de production unique en province : Rhône-Alpes Cinéma. Depuis, ce sont plus de 70 films qui ont été tournés dans la région dont Le Hussard sur le toit, Les Voleurs ou Lucie Aubrac. Villeurbanne, la voisine de Lyon, n’est pas en reste avec l’installation prochaine de studios de cinéma

À voir : L’institut Lumière
25, rue du premier film, 69008 Lyon
M° Montplaisir-Lumière.
Tel : 04 78 78 18 95
Fax : 04 78 01 36 62

Les murs peints

Les traditions naissent chaque jour. Il en est une récente qui ne manquera pourtant pas de perdurer tant elle provoque l’admiration des touristes qui traversent la capitale des Gaules : les murs peints. Depuis 1978, la Cité de la Création sévit sur les murs borgnes de la ville. Des fresques géantes (800 m2 pour la Fresque des Lyonnais) remplacent donc les affreux murs exempts de toute fenêtre... Ainsi peut-on découvrir en flânant, les grandes pages de l’Histoire locale, les faits marquants, les traditions...

La fresque des Lyonnais retrace deux mille ans d’Histoire de la ville, en une vingtaine de portraits de certains de ses enfants les plus illustres. De l’empereur Claude à Paul Bocuse en passant par Juliette Récamier, Auguste et Louis Lumière, Saint-Exupéry, San Antonio...

À ciel ouvert, Le musée urbain permet au passant d’admirer 24 fresques dédiés au travail de Tony Garnier architecte de la halle qui porte son nom et du stade de Gerland notamment.

La bibliothèque de la Cité où sont mis en exergue les ouvrages écrits sur Lyon ou par des grands Lyonnais.

Le mur du cinéma : y sont présentés, dans un environnement de studio, tous les films tournés à Lyon et dans la région.


À voir notamment :
La fresque des Lyonnais, angle quai St-Vincent, rue de la Marinière, Lyon 1er.
La bibliothèque de la Citée, angle rue de la Platière et quai de la Pêcherie, Lyon 2ème.
Mur des Canuts, angle boulevard des Canuts et rue Denfert Rochereau, Lyon 4ème.
Mur de la Cour des Loges, quai de Bondy, Lyon 5ème.
Le mur du cinéma, angle cours Gambetta et grande rue de la Guillotière, Lyon 7ème.
Musée urbain Tony Garnier. Plusieurs fresques sur le boulevard des États-Unis.
Liste complète des murs peints et de leurs adresses à Lyon et dans le Rhône disponible auprès de la Cité de la création : 04 78 50 44 57


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